
Photographies, récits et contextes
Je photographie les femmes et les hommes que je rencontre au cours de mes voyages, leurs territoires, leurs façons de vivre et les traces de leur histoire.
Depuis plus de vingt ans, mon appareil photo m’accompagne sur des routes parfois très éloignées des itinéraires habituels : Haute Asie, Pamir, Wakhan, Sibérie, Ukraine, Méditerranée…
Je m’intéresse particulièrement aux portraits, aux tenues traditionnelles et à ces moments où un visage, un vêtement, une maison ou un paysage permettent de percevoir quelque chose d’une société.

Aller vers les autres
Je n’ai jamais conçu la photographie comme une simple manière de rapporter des images d’un voyage.
Ce qui m’intéresse est d’abord la rencontre.
Un portrait commence souvent bien avant que l’appareil soit sorti. Il faut prendre le temps de regarder, de parler, de comprendre — parfois sans disposer d’une langue commune. Il faut accepter de rester un moment, de se laisser surprendre et de regarder ce qui, pour celui qui vit là, est devenu ordinaire.
C’est souvent dans ces situations que naissent mes photographies préférées.
Je recherche moins l’exotisme que la singularité d’une personne et de son environnement.

Des visages, mais aussi des territoires
Mes photographies sont très souvent des portraits. Pourtant, un portrait ne s’arrête pas au visage.
Une tenue, une maison, une montagne, une rue, un objet ou une manière de se tenir racontent aussi quelque chose de celui ou celle qui est photographié.
C’est particulièrement visible dans les régions où les vêtements traditionnels, l’architecture et les modes de vie ont conservé une relation étroite avec l’histoire et la géographie.
Dans le Pamir, dans le Wakhan ou en Sibérie, par exemple, les paysages ne sont jamais très loin des hommes qui les habitent.
Photographier une personne, c’est aussi photographier le monde dans lequel elle vit.

Un regard construit par le voyage
Mon parcours n’est pas celui d’un photographe qui aurait commencé par étudier la photographie avant de partir sur les routes.
J’ai d’abord eu une vie professionnelle et des expériences très différentes : officier de Marine nationale, puis auditeur et entrepreneur.
La Marine m’a notamment appris à observer, à préparer un déplacement, à me situer dans un environnement inconnu et à prendre en compte les contraintes du terrain. Les voyages ont ensuite transformé cette expérience en une autre forme d’observation : plus lente, plus personnelle, tournée vers les personnes rencontrées.
La photographie s’est progressivement imposée comme le moyen de conserver et de transmettre ce que ces rencontres m’avaient appris.
Voir également : Bernard Grua – Diaporamas et vidéos de voyages

De l’image au récit
Une photographie peut montrer beaucoup de choses. Elle ne peut pas tout expliquer.
C’est pourquoi j’accompagne certaines séries de récits et de textes consacrés aux lieux, aux personnes et aux circonstances dans lesquelles les images ont été réalisées.
Il peut s’agir du souvenir d’une rencontre, du récit d’un voyage ou, lorsque cela est nécessaire, d’un éclairage historique et culturel.
J’ai ainsi choisi de construire ce site autour de trois approches complémentaires :
Photographies
Les images et les séries photographiques.
Récits
Les voyages, les rencontres et les histoires vécues sur le terrain.
Comprendre
Les éléments historiques, culturels et géographiques qui permettent de regarder autrement les images.
L’image reste toujours au centre. Le texte vient lui donner une profondeur supplémentaire.

Photographier les traditions sans les figer
Je porte une attention particulière aux vêtements traditionnels.
Ils sont bien davantage que des costumes. Ils peuvent indiquer une région, une histoire familiale, une appartenance, un savoir-faire ou une manière de se représenter soi-même.
Je cherche donc à photographier les personnes qui les portent dans leur vie réelle, plutôt qu’à fabriquer une image folklorique.
Une photographie peut conserver la mémoire d’une tradition tout en montrant qu’elle appartient à des personnes bien vivantes, inscrites dans le monde contemporain.

L’Ukraine
L’Ukraine occupe une place particulière dans mon travail photographique.
J’y ai photographié des villes, des villages, des fêtes, des traditions et surtout des personnes. Depuis la révolution de Maïdan, puis avec la guerre engagée par la Russie, mes voyages en Ukraine ont également pris une dimension de témoignage.
Certaines photographies sont ainsi devenues les traces d’un moment historique.
Je considère cependant que le rôle du photographe n’est pas de dire au spectateur ce qu’il doit penser. Il est de lui donner à voir suffisamment précisément pour qu’il puisse regarder, questionner et comprendre.

Photographier, puis transmettre
Au fil des années, mes photographies sont devenues plus qu’un ensemble d’images de voyage.
Elles constituent une mémoire personnelle de rencontres et de territoires, mais aussi une manière de transmettre ce que j’ai vu à ceux qui ne pourront peut-être jamais s’y rendre.
C’est dans cet esprit que j’ai créé ce site.
Je ne cherche pas à montrer le monde entier.
Je cherche à montrer quelques personnes, quelques lieux et quelques moments qui méritent de ne pas être oubliés.
Voir également : Bernard Grua — Photographe engagé
Prestations : Reportages, Fiançailles, Mariages, Mode et beauté, Famille

